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S’éprendre du Saint-Laurent, dans ses «toutes isles», avec Pierre Perrault
Publié à 0h00 Le Devoir de... - Le Devoir -
15/06
Quand le voyant-poète et cinéaste confronte son héritage de pauvreté à l’appel du large et au désir de la mer.
Une fois par mois sous la plume d’écrivains du Québec, Le Devoir de littérature propose de revisiter à la lumière de l’actualité des oeuvres du passé ancien et récent de la littérature québécoise. Découvertes ? Relectures ? Regard différent ? Au choix. Une initiative de l’Académie des lettres du Québec en collaboration avec Le Devoir.
Sans « l’épopée du marsouin », ou encore « sans navire », « que reste-t-il à dire d’un fleuve qui pourtant nous légitime à nos propres yeux ? » se demande Pierre Perrault en ouverture de ce livre inclassable qu’est Toutes isles. Comment, en effet, dire le Saint-Laurent — tout à la fois fleuve, estuaire, golfe —, sa beauté éblouissante, parce que, oui, le Saint-Laurent est beau à pleurer ; comment dire ses écosystèmes d’une phénoménale richesse, pourtant menacés de toutes parts, sans parler de ses grandes eaux, de ses histoires et des êtres qui l’habitent ?
Difficile de parler aujourd’hui du Saint-Laurent sans évoquer les changements climatiques qui, comme me le résumait un jour ma collègue de l’ISMER (Institut des sciences de la mer de Rimouski) Fanny Noisette, entraînent des transformations dans les grands courants marins qui influencent à leur tour les masses d’eau du golfe et de l’estuaire : ainsi plus chaudes et plus pauvres en oxygène, de telles masses d’eau menacent la biodiversité, l’équilibre de la vi... [Courte citation de 8% de l'article original]
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