ASSEMBLÉE - C’est un texte dont on aurait pu penser qu’il ferait l’unanimité. La proposition de loi visant à interdire les thérapies de conversion - des pratiques prétendant modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne - a été adoptée en commission ce mercredi 29 septembre.
Mais avant même le début des discussions, un point du texte a fait bondir plusieurs parlementaires et associations. Dans un mail envoyé à des députés le 21 septembre, l’Observatoire de la petite sirène -composé de psychiatres, psychologues, médecins ou juristes et qui a l’oreille d’une partie du camp conservateur- alerte sur “le danger d’inclure l’identité de genre dans cette proposition”.
Pourquoi? Les “attitudes de prudence” de certains professionnels vis-à-vis des enfants trans, qui leur conseilleraient a minima de reporter leur transition de genre à l’âge adulte, pourraient être interprétées comme “visant à réprimer l’identité de genre vraie ou supposée d’une personne”, ce que condamne justement la proposition de loi. Des craintes partagées par Noues femmes–WHRC France, un collectif de Terfs, c’est-à-dire des femmes qui considèrent que les femmes trans...
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