En Irak, des balles perdues qui mutilent les corps au quotidien

France Guyane - 14/06
Randa Ahmed vaquait à ses tâches ménagères quand une détonation soudaine l'a fait sursauter. Dans son salon à Bagdad, elle retrouve son fils de quatre ans en sang, blessé par une balle perdue, victime comme d'autres Irakiens de la prolifération des armes.

Toute occasion est propice à des tirs en Irak, ravagé par des décennies de conflit: célébrations d'un mariage, victoire d'une équipe de foot, mais aussi disputes de voisinage, rivalités entre tribus ou règlements de compte entre factions armées, liées à la scène politique.

"La balle est venue de nulle part", se souvient Mme Ahmed, incapable de comprendre comment son fils Mohamed a été blessé. "Il a été touché à la tête", précise-t-elle à l'AFP, dans sa maison de la banlieue de Bagdad.

En raison de la difficulté de l'opération, les médecins ont déconseillé une intervention chirurgicale pour retirer la balle.

"Son état es...
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