Marion Maréchal, autrefois Marion Maréchal-Le Pen, va-t-elle revenir dans le giron familial ? Élue eurodéputée, dimanche 9 juin 2024, sous les couleurs de Reconquête, la nièce de Marine Le Pen et petite-fille de Jean-Marie Le Pen a été exclue du parti trois jours plus tard par Éric Zemmour. Ce dernier n’a pas supporté qu’elle appelle à voter pour les candidats soutenus par le Rassemblement national lors des prochaines élections législatives.
Le 22 mai, sur le plateau de TPMP, celle qui était encore tête de liste Reconquête aux européennes est interrogée par Cyril Hanouna sur ses relations avec sa tante. « On s’aime avec Marine, c’est la famille », répond-elle. Mais elle rappelle que Marine Le Pen et elle ont des « divergences politiques », qui existaient déjà lorsqu’elle était au Front national. Des divergences qui l’ont poussée à quitter le parti fondé par son grand-père, Jean-Marie Le Pen.
Marion Maréchal a commencé à militer très tôt au Front national. Après deux échecs électoraux lors de municipales à Saint-Cloud et de régionales dans les Yvelines, elle est parachutée dans le sud de la France aux législatives de 2012. Elle remporte les élections et devient députée de la 3e circonscription du Vaucluse à seulement 22 ans. Elle est la plus jeune parlementaire de l’hémicycle et la première députée Front national depuis 1997.
Marion Maréchal est alors perçue comme l’héritière du clan Le Pen en France mais aussi à l’étranger. Aux États-Unis, le Time magazine voit en elle « l’étoile montante du FN ». Au Guardian , qui l’a suivie dans sa campagne, la jeune femme assure que « dans la famille, personne n’est jamais poussé. Je suis arrivé en politique spontanément, il n’y avait aucune obligation. Il faut que cela se fasse naturellement ». Le quotidien britannique ne l’entend pas vraiment de la même oreille et titre son article : « Le Pen encore : le nouveau visage de l’extrême droite française porte un n...
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