En réponse à la défaite de l'extrême droite aux élections au Parlement européen, le président français Emmanuel Macron a fait sensation en annonçant la dissolution du Parlement et en organisant des élections législatives anticipées.
M. Macron a parié gros avec cette décision, espérant que cela aiderait son parti à prendre l’initiative et empêcherait la montée de l’extrême droite. Mais il a été introduit si soudainement que même les parlementaires et les responsables du parti Renaissance de M. Macron ont été choqués et n'ont pas compris ce que le président prévoyait avec ce plan.
Les alliés du président Macron craignent qu'il ne les conduise au désastre, avec des élections anticipées non seulement menaçant de renverser son gouvernement, mais aussi d'imploser la politique européenne à un moment sensible. Le pari de M. Macron est également très risqué, dans la mesure où l'opinion publique française s'aliène de plus en plus lui, ce qui s'est en partie montré lors des élections au Parlement européen.
Le président français Emmanuel Macron s'est exprimé lors d'une conférence de presse à Paris le 12 juin. Photo : AFP
Certains membres du parti Renaissance ont exprimé leur colère face à la décision du président, d'autres ont tenté d'en comprendre la logique politique. Les observateurs estiment que cela créera beaucoup de confusion parmi ceux-là mêmes que M. Macron doit convaincre.
"L'Elysée ne comprend pas vraiment l'ambiance 'anti-présidente' en France", a déclaré un responsable anonyme d'un groupe parlementaire du parti Renaissance.
Selon une source proche du dossier, le Premier ministre Gabriel Attal et la présidente de l'Assemblée nationale Yael Braun-Pivet sont tous deux opposés à la tenue d'élections anticipées.
"Nous avons été choqués et en colère lorsque le président Macron a annoncé sa décision. C'était comme s'il nous envoyait mener une bataille perdue d'avance"...
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