Convaincue d'avoir tué son mari, elle souffrait en réalité d'une infection du cerveau

Doctissimo - Doctissimo - 13/06
Prise de panique lors d’une hallucination macabre, une quinquagénaire anglaise s’est rendue compte que son cauchemar était dû à un essai clinique.
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    Publié le 13/06/2024 à 17h37 , mis à jour le 13/06/2024 à 17h37
    Lecture 2 min.
    Magali Régnier Journaliste

    Prise de panique lors d’une hallucination macabre, une quinquagénaire anglaise s’est rendue compte à l’hôpital que son cauchemar était dû à un essai clinique mené sur son cerveau 10 ans plus tôt.

    Sommaire
    1. Une vision d’horreur au réveil
    2. Un essai clinique sur son cerveau en jeu ?
    3. Des conséquences possibles, inhérentes aux essais, pour les médecins
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    L’horreur absolue au réveil. Selon le quotidien britannique Metro, Sharon Martin, une femme de 54 ans s’est réveillé un beau matin en étant convaincue d'avoir tué son mari. La réalité était finalement due à un essai clinique sur son cerveau.

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    Une vision d’horreur au réveil

    Ce matin-là, en juillet 2021, Sharon se réveille et voit du sang à perte de vue, sur son lit, son sol, ses murs. "Je me suis réveillée vers 6 heures du matin pour prendre mes médicaments, mais je pensais que j'avais tué mon mari. J'ai vu son corps, l'arme, le sang – c'était comme une scène sortie d'un film. Je criais juste "Chris, est-ce que je t'ai tiré dessus ?". Je pouvais tout voir", témoigne celle-ci dans le quotidien. Ce dernier, tout à fait vivant mais effrayé, se réveille au son des cris de sa femme, et la mène à l’hôpital en urgence.

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    Un essai clinique sur son cerveau en jeu ?

    Rapidement prise en charge par l’équipe médicale, celle-ci remarque la présence de liquide et d'un kyste dans le cerveau de la quinquagénaire et fait un lien avec une intervention 7 ans plus tôt. En effet, en 2014, Sharon avait participé à des essais cliniques sur son cerveau afin de tester les effets d'un traitement sur sa maladie de Parkinson. Elle avait alors reçu plusieurs injections d'une protéine de croissance. Un essai qui lui était favorable (ses symptômes s’atténuaient) mais qui a été avorté rapidement. "L'essai a échoué parce que nous n'avons pas pu atteindre l'objectif – il devait montrer une différence de 20% entre tous les participants dans les résultats et ce n'est pas le cas", explique la patiente.

    Or, un rapport pointe dans son dossier qu'une infection s'est installée dans son cerveau à cause du système mis dans le cadre de l'essai clinique. Sharon s'était fait retirer l'ensemble du système, mais découvre aujourd’hui que le suivi n’était pas suffisant. "Le médecin qui s'occupait de mon Parkinson m'a dit qu'il pensait que j'avais une tumeur au cerveau. Puis ils m'ont dit que j'avais une infection cérébrale avec du liquide et un kyste au cerveau qui, selon eux, était inopérable. Tout le système a été retiré, mais personne n'a jamais dit que le liquide et le kyste avaient disparu – je n'en ai aucune idée".

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    Un oubli qui, ce matin de juillet 2021, s’est transformé en film d’horreur organisé par son propre cerveau. "Je pensais que je devenais folle".

    Des conséquences possibles, inhérentes aux essais, pour les médecins

    Aujourd'hui, la patiente assure qu'elle avait donné son accord pour l'essai clinique mais qu'elle pensait qu'il y aurait un suivi. Contacté par le quotidien, l’équipe qui a mené l’essai médical a tenu à apporter une réponse, qui n’est pas des plus rassurantes.

    "Nous sommes vraiment désolés d'entendre parler des in...
    [Courte citation de 8% de l'article original]

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