Pour faire barrage à une victoire du Rassemblement national lors des élections législatives des 31 mai et 7 juillet 2024, la gauche invoque son histoire. D’Olivier Faure pour le PS à Manon Aubry et François Ruffin pour La France insoumise, en passant par Fabien Roussel et Léon Deffontaines pour le Parti communiste… Tous appellent à un « nouveau front populaire » , en référence à la coalition conduite par Léon Blum en 1936.
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Le Front populaire réunissait à l’époque les trois formations de la gauche française : le Parti radical, la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) et le Parti communiste. « C’est de la peur de la montée du fascisme que naît cette union des gauches », résumait Jean Vigreux, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne et auteur d’une Histoire du Front populaire : L’échappée belle (éd. Tallandier), dans un article de Géo .
Jusque-là concurrents, les trois partis décident de s’allier pour remporter les élections législatives du 3 mai 1936, alors que la France est minée par la crise économique et qu’Adolf Hitler prend le pouvoir en Allemagne. Autour du socialiste Léon Blum, mais sans les commun...
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