Le Canada accepte d'enquêter sur les législateurs qui auraient travaillé pour d'autres pays

David Ljunggren - Reuters - 10/06
Le gouvernement canadien, sous pression pour révéler les noms des législateurs qui auraient agi comme agents d'autres pays, a cédé lundi aux demandes de l'opposition de renvoyer l'affaire à une enquête spéciale.
OTTAWA, 10 juin (Reuters) - Le gouvernement canadien, sous pression pour révéler les noms des législateurs qui auraient agi comme agents d'autres pays, a cédé lundi aux demandes de l'opposition de renvoyer l'affaire à une enquête spéciale.
Le premier ministre Justin Trudeau est sur la défensive depuis qu'un comité de parlementaires chargé des questions de sécurité a déclaré la semaine dernière que certains élus avaient participé « consciemment ou semi-conscient » à des opérations d'ingérence étrangère, notamment en divulguant des secrets à d'autres pays.
Le gouvernement libéral affirme que nommer des législateurs enfreindrait la loi, ajoutant qu'il appartiendrait à la police d'enquêter.
Le comité, qui citait des informations sensibles provenant des services secrets canadiens, a déclaré qu'il ne pouvait pas identifier les législateurs ni le parti politique auquel ils appartenaient.
Les législateurs de l’opposition ont commencé lundi à débattre d’une motion proposant que l’affaire soit confiée à une enquête indépendante qui examine déjà l’ingérence étrangère.
Le ministre de la Sécurité publique, Dominic LeBlanc, s'est dit d'accord avec la proposition, étant donné ...
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