TÉMOIGNAGE. « Ma vie intime face à l’endométriose »

Ouest France - 08/06
Chloé Loiacono fait partie des 10 % de femmes atteintes d’endométriose en France. En plus des douleurs au quotidien, surtout menstruelles, en plus des douleurs lors des rapports, elle enchaîne les opérations. Elle nous raconte comment vivre une vie intime face à cette maladie.

Chloé Loiacono a connu le vrai plaisir sexuel à 25 ans. Celui d’un rapport où elle se sent bien dans son corps, où elle ne ressent ni gêne, ni souffrance. Que du plaisir. Parce que Chloé a déjà failli s’évanouir de douleur en faisant l’amour. Elle est atteinte d’une forme d’endométriose sévère. Elle a dû se construire en tant que femme avec cette maladie et toute sa sexualité a été façonnée en fonction d’elle. À tel point qu’elle est devenue sexologue et thérapeute de couple, spécialisée dans cette pathologie.

« La première fois que j’ai mes règles, j’ai 11 ans, mais je crie victoire », sourit Chloé. « Je n’ai pas mal, et je me dis que je ne vais pas être comme ma mère qui avait de grandes douleurs » [Cette dernière a une maladie gynécologique appelée adénomyose, ndlr]. Sauf que dès la deuxième fois, tout change. Les douleurs sont intenses. À 14 ans, les médecins lui prescrivent une pilule pour réguler les menstruations car elle saigne abondamment, jusqu’à deux semaines chaque mois. Elle est fatiguée, anémiée et manque souvent l’école. Pour autant, les douleurs continuent.

« Je n’ai rien dit pendant plusieurs années »

Sa sexualité commence à l’adolescence. Elle...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...