Le photographe naturaliste et écrivain Bob Gibbons, décédé à l'âge de 74 ans, a eu l'idée de visiter tous les spectacles floraux les plus colorés de la planète. Ce n’était pas une tâche facile, car les saisons de fleurs sauvages sont imprévisibles. Lorsqu'il a parcouru les spectaculaires jardins alpins de l'État de Washington au printemps, il les a trouvés recouverts de 3 mètres de neige. Ses voyages l'ont conduit du désert de Mojave en Californie aux « déserts peints » du Namaqualand, en Afrique du Sud, puis, via les Dolomites italiennes, jusqu'à la chaîne de Stirling en Australie.
Le résultat, Wildflower Wonders: The 50 Best Wildflower Sites in the World (2011), a été un best-seller au pays et en Amérique du Nord. Bob avait fait de même pour la Grande-Bretagne, en collaboration avec l'association caritative pour les plantes sauvages Plantlife, pour un tapis coloré d'une beauté plus modeste qu'il a intitulé Flowers at My Feet : The Wild Flowers of Britain and Ireland (2002).
Une photographie animalière réussie dépend en partie de la technique et de la patience. La technique s'apprend et Bob a écrit de nombreux livres sur la manière d'obtenir les meilleurs résultats, notamment sur la manière de surmonter les problèmes de faible luminosité. Mais il avait aussi le don, plus rare, de « voir » une photo avant d'installer son appareil photo : déterminer plus ou moins inconsciemment l'angle droit, le cadrage d'un paysage, ou la posture d'un oiseau ou d'un animal qu'il souhaitait capturer. Il aimait relier une espèce à son environnement, en mettant l'accent sur le lien entre la plante ou l'animal et son habit...
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