LONDRES, 5 juin (Reuters) - Le Premier ministre britannique Rishi Sunak promet de réduire les niveaux d'immigration si son parti conservateur remporte les élections du mois prochain, faisant de cette question l'un des principaux champs de bataille des prochaines élections.
Sunak espère que cette question distinguera son parti du Parti travailliste d'opposition, actuellement en avance de plus de 20 points dans les sondages d'opinion.
LA QUESTION DE L'IMMIGRATION
L'immigration est depuis longtemps une question politique majeure en Grande-Bretagne, les électeurs exprimant leur inquiétude quant au fait que des afflux massifs exercent une pression excessive sur le logement, l'éducation et le service national de santé, tout en nuisant à la cohésion sociale.
En 2010, David Cameron, alors Premier ministre conservateur, s’était engagé à ramener le solde migratoire à plusieurs dizaines de milliers par an, un objectif qu’il n’a jamais été près d’atteindre.
La fin de la libre circulation des personnes en provenance d'autres pays européens vers la Grande-Bretagne a été un facteur majeur qui a conduit au vote de 2016 en faveur de la sortie de l'Union européenne, les partisans du Brexit promettant que cela contribuerait à rétablir le contrôle des frontières britanniques.
Toutefois, le solde migratoire, qui a atteint 329 000 en 2015, a continué à augmenter.
LES DERNIERS CHIFFRES
Selon les chiffres officiels les plus récents de mai, le total provisoire pour 2023 indiquait une immigration nette de 685 000, en baisse par rapport au record de 764 000 en 2022. Cette baisse était en grande partie due à une baisse du nombre de migrants de Hong Kong et de Hong Kong vers le Royaume-Uni. L'Ukraine bénéficie d'un programme de visa humanitaire.
Les ressortissants indiens étaient de loin la nationalité la plus nombreuse à venir au Royaume-Uni l'année dernière, représentant environ un cinquième de l'immig...
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