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« La Belle de Gaza » nous embarque sur le chemin complexe de la transidentité en Israël
Loïse Delacotte - Huffpost FR -
01/06
Le documentaire de Yolande Zauberman, présenté au 77e festival de Cannes avant sa sortie au cinéma, dresse un portrait varié des femmes trans d’origine arabe en Israël.
Le documentaire « La Belle de Gaza » interroge notamment Miss trans Israël 2016 Talleen Abu Hanna.
Le documentaire « La Belle de Gaza » interroge notamment Miss trans Israël 2016 Talleen Abu Hanna.
CINÉMA - « Elle n’existe pas celle que tu recherches ». Dans le documentaire La Belle de Gaza, en salle depuis ce mercredi 29 mai, la réalisatrice Yolande Zauberman arpente de nuit les rues de Tel Aviv dédiées aux prostituées, à la recherche d’une femme trans qui serait venue de Gaza à pied. Une figure fantomatique dont la quête vaine permet en réalité de raconter d’autres destins. Nous avons vu le documentaire aussi présenté au 77e Festival de Cannes : un film touchant sur un conflit intime, et non sur le conflit israélo-palestinien.
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La Belle de Gaza est le 3e pied d’un triptyque entamé avec Would You Have Sex with an Arab ? en 2012 et continué avec M en 2019, un travail de titan consacré au genre, au sexe et aux rapports de violences en Israël. Dans le film, la réalisatrice et son caméraman interrogent des femmes trans d’origine arabe vivant à Tel Aviv.
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Ce qui commence comme une enquête pour retrouver une femme trans venue de Gaza illégalement à pied se transforme rapidement en succession de témoignages. Nathalie, Danielle ou encore Nadine font toutes, face caméra, le récit intime de leur transition et de leur vie dans la rue.
Pour chacune d’entre elles, la prostitution et la rue représentent un passage presque obligé après une enfance compliquée et brisée par le rejet de leur famille et de la société. Chacune gère à sa manière, fait des choix. Nathalie s’est tournée vers l’islam après son ... [Courte citation de 8% de l'article original]
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