Les dilemmes éthiques de la guerre à Gaza

Infobae - 01/06
Transformer la bande de Gaza en territoire inhabitable est-il une condition nécessaire pour éliminer le Hamas ?
Incendie après une attaque israélienne contre une zone désignée pour les Palestiniens déplacés, à Rafah, le 26 mai (REUTERS/Reuters TV)

Dans la nuit du dimanche 26, une frappe aérienne a provoqué des destructions à grande échelle à Rafah, tuant au moins 45 civils. Les images brutales de personnes englouties dans les flammes de leurs tentes se sont répandues dans le monde entier en quelques minutes.

L'armée israélienne n'a pas nié ce fait. Il a souligné qu'il avait fait tout son possible pour éviter des blessures et des pertes civiles ; que l'action a été menée dans le respect du droit international ; et que cette décision a été prise sur la base de renseignements indiquant que la zone était une zone opérationnelle du Hamas. La communication officielle déplore les dommages causés aux non-combattants et ajoute qu'une enquête pertinente sera ordonnée.

Netanyahu a qualifié cela d’« erreur tragique », certainement une erreur répétée. Son apparente empathie a cependant été rapidement éclipsée par des voix proches de sa coalition gouvernementale, l'ultranationalisme religieux qui a célébré ladite attaque avec une moquerie sarcastique. Du côté de l’opposition, la réponse a été des griefs contre le gouvernement, parmi lesquels « des racistes et des criminels de guerre ».

Prévisible, compte tenu de l’intense division que connaît le pays. Il ne pourrait en être autrement dans une société où le conservatisme religieux qui gouverne aujourd’hui avec Netanyahu décide des questions de guerre et de paix, mais où les ultra-orthodoxes n’assurent pas de service militaire. C'est un exemple, il illustre que les droits des citoyens ne sont pas universels ; une incohérence constitutionnelle qui ronge aujourd’hui la cohésion sociale.

Cette divisio...
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