Arrachage viticole : faut-il sacrifier le vignoble français ?

LePoint - 01/06
LA CHRONIQUE CHAMPÊTRE. Le ministère de l’Agriculture « propose » un énième plan d’arrachage de vignes. Un nouveau coup dur pour une filière agricole qui fonctionne.

Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage ! Faut-il établir un parallèle entre cette citation et le devenir du secteur viticole français, confronté, conjoncture oblige, à un énième plan d'arrachage ? Peut-être, si l'on considère la relative bonne santé de cette filière, troisième secteur excédentaire avec 16 milliards d'euros sur notre balance commerciale après l'aéronautique et les cosmétiques. Et ce, malgré un léger tassement dû au ralentissement, - 23 % en 2023, de la demande étasunienne. Il n'en demeure pas moins ce fleuron qui rapporte 6,4 milliards d'euros de recettes fiscales, emploie 440 000 ETP, génère un chiffre d'affaires de 92 milliards d'euros, concerne 750 000 ha pour 90 départements, réalise avec 46 millions d'hectolitres, soit 18 % de la production mondiale de vin, 16 % du chiffre d'affaires agricole français (Sources 2024 - Vin et société - Cniv).

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