Comment Mohammad Rasoulof s'est échappé d'Iran

Première - 29/05
“J'ai eu beaucoup de chance d'aller en prison," raconte le réalisateur acclamé à Cannes.

“J'ai eu beaucoup de chance d'aller en prison : c'est là que j'ai rencontré des gens m'ont aidé à passer la frontière,” raconte le réalisateur lauréat d’un Prix spécial du Jury à Cannes cette année.

La semaine dernière, Mohammad Rasoulof opérait un geste fort en montant les marches de la première cannoise de son dernier film, Les Graines du figuier sauvage avec les photos de membres de son équipe, toujours détenus en Iran.

Un geste particulièrement symbolique lorsque l’on sait que le réalisateur avait choisi la Croisette comme point de chute de sa cavale internationale après avoir été condamné à huit ans de prison et une cinquantaine de coups de fouet par la République Islamiste. Mais également lorsque l’on sait que le film qu’il présentait en compétition officielle à l’occasion de ce 77ème Festival de Cannes a été réalisé en secret, et sans autorisation.

Les Graines du figuier sauvage zoom sur “un Téhéran secoué par des troubles politiques et sociaux. Le juge d'instruction Iman découvre que son arme a disparu, il soupçonne sa femme et ses filles, imposant des mesures draconiennes qui mettent à rude épreuve les liens familiaux”. Un long-métrage poignant, qui fait écho aux manifestations du mouvement Women, Life, Freedom déclenchées par la mort de Jina Mahsa Amini en septembre 2022.

Le film viole un grand nombre...
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