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Le plus grand tort rendu aux conservateurs au Royaume-Uni a été de mal comprendre les États-Unis.
The Irish Times -
28/05
Les Américains se retournent contre le commerce et le gouvernement aurait dû l’anticiper avant le Brexit
Boris Johnson, 2017 : « Nous entendons dire que nous sommes les premiers à conclure un grand accord commercial avec les États-Unis. » Liz Truss, 2019 : « Ma principale priorité sera désormais de conclure un accord de libre-échange avec les États-Unis. » Dominic Raab, une éminence ministérielle à peu près au même moment : « Le président Trump a une fois de plus clairement indiqué qu’il souhaitait un accord commercial ambitieux avec le Royaume-Uni. »
Puis Rishi Sunak sur le même sujet l'été dernier. « Depuis un certain temps, cela n’est plus une priorité ni pour les États-Unis ni pour le Royaume-Uni. » Oh.
Le plus grand tort rendu par ce gouvernement au Royaume-Uni a été de mal comprendre les États-Unis. Le Brexit a été, dès le départ, un pari énorme sur l’ouverture économique des États-Unis. Un accord commercial bilatéral avec Washington était censé compenser la perte d’un accès sans entrave au marché européen. Qu’aucun accord de ce type n’ait abouti était déjà assez grave (bien qu’aussi prévisible que le lever du soleil). Mais ensuite Donald Trump, puis Joe Biden, ont adopté un protectionnisme plus large. En conséquence, le commerce mondial se fragmente. Pour la Grande-Bretagne, c’est donc une double menace : pas d’accord avec les États-Unis, mais aussi de moins en moi... [Courte citation de 8% de l'article original]
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