Comment les favoris à la succession d'Angela Merkel se sont tous cassé les dents

Huffpost FR - 25/09
Annoncé en octobre 2018, le départ d'Angela Merkel après 16 ans comme chancelière allemande n'a pas permis à un successeur clair d'émerger.
Photos Reuters / Montage Le HuffPostCe dimanche 26 septembre, les Allemands sont appelés aux urnes pour élire un nouveau Parlement et ainsi donner les moyens à l'un des principaux leaders de partis politiques de succéder à Angela Merkel.

ALLEMAGNE - Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale un chef de gouvernement sortant n’avait décidé de se retirer en Allemagne. C’est pourtant ce qu’a fait Angela Merkel, annonçant dès octobre 2018 qu’elle ne briguerait pas de cinquième mandat de Chancelière, elle qui aura côtoyé quatre présidents français en 16 ans à la tête de son pays (Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron). 

Au lieu de viser une nouvelle élection, elle a cherché à préparer l’avenir, adoubant au sein de son parti, la CDU, une femme qu’elle pensait capable de lui succéder: Annegret Kramp-Karrenbauer. La première de plusieurs favoris à sa succession qui ont les uns après les autres été frappés par une “malédiction”, perdant rapidement la faveur de l’opinion. 

Tant et si bien que durant la pandémie de Covid-19, de nombreuses voix se sont élevées pour demander à Angela Merkel de rempiler afin d’assurer une stabilité au pays et de repousser ce dilemme de la succession. Offre que la Chancelière a balayée, laissant aux dirigeants actuels le luxe de se disputer la victoire aux élections législatives de ce dimanche 26 septembre en vue de lui succéder. Avec toutes les difficultés que cela comporte... 

  • Annegret Kramp-Karrenbauer

Elle était l’élue, celle désignée par Angela Merkel pour prendre sa suite. Et elle a finalement été la première frappée par la malédiction. Elle, c’est donc Annegret Kramp-Karrenbauer, actuelle ministre de la Défense, mais surtout grande absente du scrutin législatif de ce 26 septembre. 

Tout avait pourtant bien commencé. En octobre 2018, alors qu’Angela Merkel annonce ne pas viser de cinquième mandat, la future ex-Chancelière ne laisse pas planer le moindre doute: “AKK” est sa successeuse désignée. Et deux mois plus tard, pour la première fois de l’Histoire de l’Europe de l’ouest, c’est bel et bien une femme qui succède à une autre à la tête d’un parti de gouvernement, en l’occurrence la CDU. Une manière de préparer les législatives de cet automne 2021 sous les meilleurs...
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