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La face sombre du stade Roland-Garros durant la Seconde Guerre mondiale
Théo Gripon Auer - Slate FR -
26/05
À côté du tournoi annuel parisien et des performances tennistiques sur terre battue, l'histoire de ce stade bientôt centenaire s'est également écrite avec l'accueil d'un camp d'internement pour «étrangers indésirables» en 1939 et 1940.
Qu'elle semblait lointaine, cette époque du tournoi de Roland-Garros. Les cinq finales consécutives de Simonne Mathieu (1935-1939), la victoire de l'Américain Donald Budge en juin 1938 dans sa quête du premier Grand Chelem calendaire de l'histoire, puis une finale 100% américaine, qui a vu William «Don» McNeill remporter l'édition 1939 des Internationaux de France de tennis face au favori Robert «Bobby» Riggs… Ce sera la dernière avant une interruption forcée par la «drôle de guerre».
Les joueurs américains Bobby Riggs (à gauche) et Don McNeill (à droite), avant leur match lors des Internationaux de France de tennis, le 17 juin 1939 au stade Roland-Garros (Paris). | AFP
Moins de trois mois plus tard, le 3 septembre 1939, la France entre officiellement en guerre face à l'Allemagne nazie, plongeant le pays tout entier dans les derniers préparatifs d'un conflit qui, depuis le printemps, semblait inéluctable. Course à l'armement et appel à la mobilisation générale, l'entrée de la France dans la Seconde Guerre mondiale se manifeste également par une volonté d'éviter toute tentative de trahison envers l'État, en parquant les individus originaires de pays rivaux. Des hommes et... [Courte citation de 8% de l'article original]
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