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Le film du jour: L’Amour ouf de Gilles Lellouche (en compétition)
Quinze minutes de standing ovation. Gilles Lellouche a pu savourer hier soir son entrée en compétition qui lui offre un nouveau statut avec cette adaptation d’un roman de Neville Thompson qu’il avait en tête depuis près de 15 ans et que le succès du Grand bain lui a permis de concrétiser. L’histoire d’amour sur près de 20 ans, des années 80 aux années 2000, entre Clotaire et Jackie, un petit voyou intrépide et une lycéenne studieuse, que rien ne pourra jamais totalement détruire en dépit des obstacles et des tragédies mis sur leur route.
Pendant 2h45, Lellouche filme cette fresque aussi romantique que violente, où coup de foudre rime avec coups de poing, avec une générosité débordante à grand renfort de zooms, d’envolées de caméra et de musique omniprésente (d’Yves Simon à The Cure en passant par le "Nothing compares 2 U" version Prince). Un parti pris qui en épuisera sans doute beaucoup mais qui épouse au fond l’énergie inépuisable de personnages tentant d’échapper à un certain déterminisme social, dans ce Nord de la France ouvrier où ils ont grandi. Et c’est cette générosité qui finit par emporter le morceau comme l’interprétation vibrante de ceux qui incarnent Clotaire et Jackie au fil des années, Malik Frikah et Mallory Wanecque d’un côté, François Civil et Adèle Exarchopoulos de l’autre. Un quatuor de choc.
Notre critique de L’Amour ouf
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[Courte citation de 8% de l'article original]