Nouvelle-Calédonie : à Nouméa, Emmanuel Macron tend une main… ferme

Ouest France - 23/05
Le chef de l’État réclame la fin des violences et des barrages, condition sine qua non pour lever l’état d’urgence. Il attend aussi de ses interlocuteurs calédoniens un accord global - politique, institutionnel et économique - pour l’avenir de l’île.

Fermeté et ouverture. À l’issue d’une journée marathon à Nouméa, Emmanuel Macron a délivré sa feuille de route à ses différents interlocuteurs calédoniens, partisans de l’indépendance ou opposants. C’était jeudi après-midi (heure de Paris), juste avant de reprendre l’avion pour l’Hexagone.

Après avoir survolé en hélicoptère la capitale calédonienne et ses alentours, puis rencontré des forces de l’ordre et des jeunes, traumatisés par ce qu’ils ont vécu, le chef de l’État a pris conscience de la gravité de l’insurrection qui sévit sur l’île. « Les dégâts sont colossaux ».

Le Président n’a donc qu’un impératif, martelé à plusieurs reprises : le retour à l’ordre dans les plus brefs délais ; le ravitaillement partout ; l’accès à la santé, aux médicaments, aux écoles ; le soutien aux trésoreries des entreprises ; et surtout la suppression rapide de tous les barrages.

Ce n’est qu’à cette condition qu...
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