L’ESA vient de révéler les derniers résultats obtenus par le satellite Euclid avec, comme elle l’explique, des images quatre fois plus nettes que celles que nous pouvons prendre avec des télescopes au sol, couvrant de vastes zones du ciel à une profondeur inégalée en utilisant à la fois la lumière visible et infrarouge. C’est de bon augure pour cette mission dont on attend qu’elle aide à répondre aux plus grandes questions ouvertes en cosmologie, notamment celles concernant la nature de l’énergie et de la matière noires.

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    Les années 1990 ont vu arriver l'ère de la précision en cosmologie avec la constitution du modèle de concordance (ainsi nommé car plusieurs techniques de mesures indépendantes aboutissaient à des résultats concordants) que nous appelons aujourd'hui le modèle cosmologique standard. Il suppose l'existence de particules de matière noirematière noire, nécessaires pour expliquer aujourd'hui l'existence des galaxies, et d'une mystérieuse énergie noire accélérant l'expansion du cosmoscosmos observable depuis environ 5 milliards d'années.

    Mais malgré deux décennies de recherches, notamment avec des expériences comme AMS ou le LHC, la nature de la matière noire se dérobe toujours à nous (en supposant qu'elle existe et qu'il ne faut pas faire intervenir l'alternative qu'est la théorie Mond)) et nous ne comprenons toujours pas non plus celle de l'énergie noire qui doit déterminer le destin du cosmos observable, et donc le nôtre dans un futur lointain. 

    La mission Euclid a pour ambition de cartographier la structure à grande échelle de l’Univers et de nous aider à comprendre deux de ses mystérieux composants : la matière noire et l’énergie noire. Elle a nécessité une collaboration internationale impliquant plus de 300 organismes dont le CEA et plus de 1 500 chercheurs de 15 pays, depuis plus de 10 ans...
    [Courte citation de 8% de l'article original]