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Jacques Audiard : "Emilia Perez est un film transgenre"
Première -
21/05
Après avoir secoué la Croisette, le cinéaste revient sur sa comédie musicale sur les narcotrafiquants et la transidentité.
Après avoir secoué la Croisette, le cinéaste revient sur sa comédie musicale sur les narcotrafiquants et la transidentité.
Vous aimez donc les comédies musicales ? Et bien pas vraiment. Je n’ai pas la culture de ce genre-là en tout cas. J’aime les comédies musicales de Bob Fosse ou de Demy, mais je n’aime pas trop le côté années 30, les Busby Berkeley ou les productions hollywoodiennes d’après-guerre.
Pourtant, c'est paradoxal, l’idée d’en réaliser une remonte à loin. Il y a quelques années, vous évoquiez déjà l’envie de réaliser une comédie musicale sur des "go fast"… Effectivement. En réalité ce qui m’a étonné c'est que ce projet m’est d’abord venu sous la forme d'un opéra. Le premier texte sur Emilia Perez que j'ai écrit en 2019 était un livret. Le texte était divisé en actes, suivait des personnages archétypaux et épousait une temporalité singulière - comme à l'Opéra - avec beaucoup d’ellipses. Et puis, au fur et à mesure, c'est devenu autre chose. J'aime l'opéra, je suis mélomane, mais là aussi, je ne suis pas un grand connaisseur. C'était une envie qui m'avait traversé au moment de mon deuxième film, Un héros très discret. Avec Alexandre Desplat, on avait pensé réaliser un petit opéra à partir du film, un peu comme ce qu'avait fait Peter Brook avec Carmen, L'Opéra de Quat’sous ou Nixon in China. Il en reste ... [Courte citation de 8% de l'article original]
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