La mort d’Ebrahim Raisi met le processus électoral iranien sous les projecteurs

Patrick Wintour - TheGuardian - 20/05
Le régime veillera probablement à ce que le candidat choisi n'ait pas de rivaux, mais l'ancien président Rohani conteste le pouvoir du Conseil des gardiens

Avec la mort soudaine du président Ebrahim Raïssi, le régime iranien se retrouve de manière inattendue confronté à la nécessité d’organiser des élections pour désigner un successeur. Le choix pour Téhéran est de savoir s’il doit permettre que le vote soit semi-démocratique et contesté, ou s’il ne risque rien en s’assurant qu’aucun candidat n’appartienne à aucune organisation ou en suivant des positions contre la ligne dure susceptible d’être choisie comme candidat préféré du régime.

Il est peu probable que ce soit une longue discussion.

L'expérience récente suggère que le régime optera pour la sécurité d'une élection dans laquelle le candidat qu'il a choisi n'a pas de rival sérieux, même si cela conduit à une participation plus faible et à un électorat désillusionné. Avec autant de pressions externes et internes sur le régime, au centre desquelles se trouve la nécessité inévitable et imminente de remplacer le guide suprême de 85 ans, l’ayatollah Ali Khamenei, le régime ne laissera probablement pas grand-chose au...
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