Alors que les meurtres se multiplient, les Haïtiens luttent pour enterrer leurs proches et trouver une issue à la violence de la capitale

APNews - 19/05
Les victimes de la violence des gangs sont de plus en plus laissées pourrir dans la rue, car certaines zones sont trop dangereuses pour que les gens puissent récupérer les corps.

PORT-AU-PRINCE, Haïti (AP) — Vêtus de noir et blanc, la foule d'adolescents en colère s'est pressée dans une rue étroite de la capitale haïtienne.

Ils se sont arrêtés devant un cimetière et ont hissé un cercueil sur leurs épaules, les larmes coulant sur certains visages.

« Viv Ansanm manje li ! » chantaient-ils fort en créole haïtien alors qu'ils allaient et venaient, le cercueil se balançant doucement avec leur ami de 16 ans à l'intérieur.

Leur chant accusait une coalition de gangs appelée Live Together d'avoir tué Jhon-Roselet Joseph. Il a été touché par une balle perdue au début du mois dans sa communauté de Solino, que des hommes armés ont attaquée à plusieurs reprises.

Il devient de jour en jour plus difficile de trouver une solution pour les proches tués par des gangs lors d’un déchaînement incessant dans la capitale haïtienne et au-delà dans un pays où les rituels funéraires sont sacrés et les morts vénérés.

Plus de 2 500 personnes ont été tuées ou blessées au cours des trois premiers mois de l'année, selon les Nations Unies.

Les victimes de la violence des gangs sont de plus en plus laissées pourrir dans la rue, en proie aux porcs et aux chiens, car un nombre croissant de zones sont t...
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