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L’ubiquité des contes voyageurs de Joseph-Charles Taché
Claude La Charité - Le Devoir -
18/05
L’érudit a joué à saute-mouton avec les frontières, multipliant de façon virtuose les lieux représentés.
Une fois par mois sous la plume d’écrivains du Québec, Le Devoir de littérature propose de revisiter à la lumière de l’actualité des oeuvres du passé ancien et récent de la littérature québécoise. Découvertes ? Relectures ? Regard différent ? Au choix. Une initiative de l’Académie des lettres du Québec en collaboration avec Le Devoir.
Et si la littérature pouvait nous donner accès à une manière différente de voir le territoire que nous habitons ? Les frontières politiques et administratives ne cessent de s’inviter dans l’actualité. Lors de la visite du pape en juillet 2022, il a été question de la notion de terra nullius, ou doctrine de la découverte, qui a permis aux puissances coloniales de s’approprier l’Amérique, au motif que le continent aurait été une « terre n’appartenant à personne ».
Le 10 avril dernier, Kevin Lambert, à l’émission télévisée La grande librairie, décrivait le Saguenay–Lac-Saint-Jean comme une région découpée sur la Terre éternelle du peuple innu (anciennement appelé montagnais), le pays du Nitassinan. Ces deux exemples montrent que les frontières sont des constructions qui se transforment au gré des contextes culturels et historiques et qui révèlent autant qu’elles cachent parfois les territoires qu’elles bornent.
Les contes et légendes de Joseph-Charles Taché ... [Courte citation de 8% de l'article original]
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