Comment les petites entreprises sont devenues les alliées de Goldman Sachs pour lutter contre les réglementations de Washington

Pete Schroeder - Reuters - 16/05
Jeff Riggs, un homme d'affaires du Montana qui possède un petit centre de données, s'est rendu à Washington D.C. en novembre pour rencontrer son sénateur américain Steve Daines.
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WASHINGTON, 16 mai (Reuters) - Jeff Riggs, un homme d'affaires du Montana qui possède un petit centre de données, s'est rendu à Washington D.C. en novembre pour rencontrer son sénateur américain Steve Daines.
Le voyage n'était pas son idée. Il a été organisé, payé et scénarisé par Goldman Sachs (GS.N). New Tab, ouvre un nouvel onglet dans le cadre de la campagne agressive de la banque visant à édulcorer une proposition visant à augmenter les exigences de fonds propres des grandes banques.
Riggs était l’un des dizaines de propriétaires de petites entreprises que Goldman a recrutés dans tout le pays dans sa lutte contre ce qu’on appelle la phase finale de Bâle. Leur tâche à Washington était d'exhorter les législateurs à signer une lettre demandant à la Fed de reconsidérer la proposition.
La banque de Wall Street a organisé des réunions avec les membres du Congrès qui ont une influence sur la réglementation financière, en fournissant des escortes aux employés, des points de discussion et un ordre du jour chronométré à la minute près. Le programme de Goldman suggérait même le ton que les entrepreneurs devraient adopter lors des réunions : « Un équilibre entre l'optimisme quant aux perspectives de croissance et la difficulté d'accéder au capital ».
Un examen par Reuters des documents privés de Goldman, des entretiens avec les participants au programme et des révélations publiques montrent comment Goldman a tiré parti de son programme philanthropique 10 000 petites entreprises pour défendre ses propres intérêts.
D'autres ont fait état des efforts déployés par les banques pour inciter les propriétaires de petites entreprises à faire pression contre Bâle, mais il s'agit là du premier compte rendu complet de la campagne populaire de Goldman. Cela illustre les efforts extrêmes déployés par les grandes banques américaines pour tenter de faire échouer la proposition de Bâle qui, selon elles, les obligerait à remanier ou à fermer toute une série de produits et d’activités.
Telle qu'elle a été rédigée par les principaux régulateurs bancaires du pays, la règle imposerait au secteur l'une des plus lourdes charges réglementaires depuis la crise financière mondiale de 2007-09, augmentant le capital total des plus grandes banques américaines d'environ 16 %.
Parmi ses principales cibles figurent les activités lucratives des banques de Wall Street sur les marchés de capitaux, qui seront soumises à des mesures de gestion des risques plus strictes. La proposition vise à rendre les banques plus résilientes aux pertes potentielles, réduisant ainsi le risque de faillite ou de sauvetage. Les banques affirment qu’elles sont déjà fortement capitalisées et que les changements sont inutiles.
La règle ne s’appliquerait pas aux banques ayant moins de 100 milliards de dollars d’actifs, qui fournissent environ 60 % des prêts bancaires aux petites entreprises, selon les données de 2020 de la Small Business Administration (SBA).
Un porte-parole de Goldman Sachs a déclaré que la société avait créé le programme 10 000 petites entreprises pour relever les défis auxquels les entrepreneurs sont c...
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