La jetée d'aide américaine pour Gaza flotte dans la réalité du temps de guerre

Michelle Nichols - Reuters - 16/05
Les États-Unis visent à installer une jetée flottante au large de la bande de Gaza dans les prochains jours pour accroître les livraisons d'aide, mais Washington est confronté aux mêmes défis qui assaillent les Nations Unies et les organisations humanitaires depuis des mois lorsqu'il s'agit de distribuer l'aide aux l'enclave déchirée par la guerre.
WASHINGTON/NATIONS UNIES, 16 mai (Reuters) - Les États-Unis envisagent de mettre en place une jetée flottante au large de la bande de Gaza dans les prochains jours pour accroître les livraisons d'aide, mais Washington est confronté aux mêmes défis que ceux qui ont confronté les Nations Unies et groupes de secours pendant des mois lorsqu'il s'agit de distribuer de l'aide à l'enclave déchirée par la guerre.
Il s’agit notamment de travailler dans une zone de guerre pour éviter une famine imminente et une grave pénurie de carburant pour les camions d’aide. Les Nations Unies doivent également finaliser leur implication dans la distribution de l’aide une fois qu’elle aura quitté le quai.
"Une fois que vous recevez de la nourriture ou des fournitures dans la bande de Gaza, que ce soit depuis le quai ou les points de passage, il n'y a plus de sécurité et... il n'y a plus de carburant", a déclaré Bob Kitchen, vice-président pour les urgences de l'International Rescue Committee.
Le président Joe Biden a annoncé la construction de la jetée en mars alors que les responsables de l’aide humanitaire imploraient Israël d’améliorer l’accès des fournitures de secours à Gaza par les routes terrestres. En ouvrant une route pour acheminer l’aide par voie maritime, les États-Unis espèrent lutter contre la crise humanitaire qui expose des centaines de milliers de personnes au risque de famine.
Le projet a été coûteux et lent.
Le mauvais temps a retardé la construction de la jetée, dont le coût est estimé à 320 millions de dollars et qui impliquerait 1 000 soldats américains. L’ONU a insisté sur le fait que l’accès maritime ne pouvait pas remplacer la terre, qui devait rester au centre des opérations d’aide à Gaza.
Les Nations Unies et les groupes humanitaires se plaignent depuis longtemps des dangers et des obstacles liés à l’acheminement de l’aide et à sa d...
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