Du 21 septembre au 5 octobre se tient le procès de Logan Nisin, chef d'un groupe radical fondé en 2016 dans la région marseillaise. Sa formation avait repris le nom de la structure terroriste Organisation de l'Armée Secrète (OAS) qui, à la fin de la guerre d'Algérie, fit environ 1.500 morts et 5.000 blessés, dans les départements algériens, et 71 morts et 394 blessés sur le territoire métropolitain.
En juin 2017, la dizaine de membres de cette néo-OAS est arrêtée alors qu'ils fourmillaient de desseins peu dégrossis de passages à l'action. Les parcours de ses membres répondent à quelques questions sur la radicalisation violente aujourd'hui.
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La naissance de l'OAS est provoquée par la dissolution en 2013 des néofascistes Jeunesses Nationalistes, mouvement de jeunesse de l'Œuvre française dissoute également à la suite du meurtre du militant antifa Clément Méric. Ce milieu vient de loin et a déjà été interdit à de multiples reprises, représentant une tradition ancrée du néofascisme français. L'origine en est la fondation en 1949 de Jeune Nation par les frères Sidos, les fils du haut cadre de la Milice François Sidos, fusillé à la Libération en raison de ses liens avec la Gestapo, et en particulier l'ancien franciste et milicien Pierre Sidos. Le mouvement et ses surgeons sont régulièrement dissous depuis.
Néanmoins, en 2013, la dissolution de ces deux groupes leur fait perdre les deux tiers de leurs militants, qui abandonnent l'action politique ou partent ailleurs. Un groupe d'une quinzaine de jeunes Marseillais donne jour au Mouvement populaire Nouvelle Aurore (MPNA) en mars 2014, en imitant l'organisation grecque néonazie Aube dorée. Une douzaine de militants de la région parisienne fondent une seconde cellule, et des embryons de sections voient le jour en Bretagne et Champagne-Ardennes –soit une cinquantaine de personnes en tout. En septembre 2014, le MPNA obtient un scandale national grâce à une vidéo postée sur YouTube où ses militants recouvrent la stèle marseillaise dédiée à Missak Manouchian, héros arménien de la Résistance française, tout en l'injuriant. En décembre, deux militants sont arrêtés après avoir évoqué sur Facebook la possibilité d'incendier une synagogue.
En 2015, le chef du MPNA décide de rejoindre le Parti de la France, une petite scission du Front national –dont on a parlé cet été à propos de Cassan...
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