Robin Campillo : "L'épidémie du sida m'a éloigné du cinéma"

Première - 14/05
Rencontre avec le réalisateur de 120 battements par minute.

Rencontre avec le réalisateur de 120 battements par minute, à revoir ce soir sur France 4 et/ou en replay sur France.TV.

Le festival de Cannes 2024 a démarré, et les chaînes se mettent au diapason avec des programmations spéciales. Notamment du côté de France Télévisions, qui est une nouvelle fois partenaire de cette édition.

Ce soir, place à 120 Battements par minutes sur la chaîne 14, le drame de Robin Campillo, qui a connu un grand succès en 2017 sur la Croisette. Pour patienter, nous republions notre entretien du cinéaste français, publié à l'origine dans le numéro 478 de Première (juillet-août 2017).

Réalisateur parcimonieux surtout connu comme collaborateur de Laurent Cantet, créateur « par procuration » de la série Les Revenants, Robin Campillo est l’éternel marginal du cinéma français. Le triomphe cannois de 120 battements par minute, et de ses trois César (meilleur film, meilleur montage et meilleur scénario),  le met soudain dans la lumière, au centre de l’attention, désormais guetté, célébré, désiré. Mais en a-t-il vraiment envie ?

120 battements par minute, c’est le tempo de la house music, bande-son privilégiée des militants d’Act Up dans les années 90 et, par ricochet, du film de Robin Campillo qui romance leur parcours. Un rythme (musical, cardiaque) particulièrement élevé.

Trois films en deux décennies, c’est la cadence à laquelle tourne Robin Campillo, illustre inconnu du cinéma français, entré tard dans la carrière et privilégiant les chemins buissonniers. Un rythme (cinématographique) particulièrement ralenti. Comme quoi, on peut aimer vivre vite et travailler lentement. Et se retrouver ai...
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