Cet article est issu du magazine Les Indispensables de Sciences et Avenir n°216 daté avril/ juin 2024.
Mai 1588. Une flotte de 130 navires, avec 19.000 soldats à bord, cingle vers les Flandres où elle doit embarquer une seconde armée. L'objectif du roi d'Espagne Philippe II : envahir l'Angleterre pour détrôner Elisabeth Ire et rétablir le catholicisme. Mais le 8 août, l'Armada, qui mouille devant Calais, essuie une violente attaque anglaise. Afin d'éviter un incendie généralisé, les Espagnols coupent les amarres…
Poussée par les courants et un fort vent du sud, la flotte est dispersée et le débarquement ajourné. Le duc de Medina Sidonia tente de regrouper ses navires. En vain. Il ne lui reste qu'une solution : tenter de rallier l'Espagne… en contournant les îles Britanniques par le nord. Pris dans de violentes tempêtes et sur une mer déchaînée, plus de vingt vaisseaux feront naufrage au large de l'Irlande. Seule la moitié de la flotte rejoindra les eaux espagnoles… Cet échec cuisant consolide le protestantisme en Angleterre et met un terme à la domination exclusive de l'Espagne sur l'Atlantique.
Un cas emblématique
La météo, parfois, fait ainsi l'histoire, décimant des populations, faisant vaciller un régime, changeant le cours d'une bataille… En France, un cas emblématique, attesté dans les chroniques, nous ramène à la guerre de Cent Ans, en septembre 1415. Le roi d'Angleterre Henri V a assiégé avec succès le port d'Harfleur, qui commande l'estuair...
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