Chanter Bowie en arabe, il fallait oser : Yara Lapidus l’a fait

LOrientLeJour - 11/05
 Yara Lapidus a relevé le défi. L’ex-styliste, ex-fan du chanteur star des nineties, devenue elle-même chanteuse, a même doublement osé. Puisqu’elle a non seulement mis sa voix...
 Yara Lapidus a relevé le défi. L’ex-styliste, ex-fan du chanteur star des nineties, devenue elle-même chanteuse, a même doublement osé. Puisqu’elle a non seulement mis sa voix suave et ses mots en libanais sur un morceau du répertoire de l’iconique et sulfureux artiste anglais, mais elle a également détourné un titre initialement évocateur de schizophrénie et de double personnalité, en y substituant des paroles de paix et d’espoir.

En reprenant les sonorités de The man who sold the world de David Bowie, en introduisant dans ses arrangements minimalistes une percée de mandoluth électrique de Hakim Hamadouche (complice de trente ans de Rachid Taha), la longue liane brune en a sorti ELLI, un hymne à cet Orient embrasé d’où elle vient. Une chanson phare de l'EP Orientée qu’elle vient juste de sortir et qu’elle présentera en concert à l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris, le 19 juin. Elle en raconte la genèse à L’Orient-Le Jour.

Vous avez intitulé votre nouvel album « Orientée ». On entend dans ce vocable quelque chose qui se situerait à mi-chemin entre désorientée (dans le sens qu’en donne Amin Maalouf d’une personne sortie de l’Orient) et Orientale, une dualité...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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