Charlton Heston a découvert La Planète des singes pour la première fois en 1966, alors que le projet consistait encore en une poignée de croquis préliminaires que le producteur Arthur P. Jacobs passait à errer dans les différents studios hollywoodiens. Jacobs avait acheté les droits du roman écrit par Pierre Boulle avant même sa publication, dans l’espoir que l’auteur du Pont de la rivière Kwaï puisse faire pour la science-fiction et la satire sociopolitique ce que ce livre avait fait pour le drame de guerre humaniste. Cependant, son futur protagoniste avait des réserves : « Le roman était singulièrement anti-cinématographique », écrit Heston dans ses mémoires. "Dans l'ensemble, j'y sentais un bon film."
Boulle s'était inspiré de classiques comme Jonathan Swift ou Jules Verne pour imaginer l'histoire de trois astronautes qui, après avoir posé leur vaisseau sur une planète de la constellation d'Orion, découvrent avec stupéfaction une société où la théorie de l'évolution semble avoir fait marche arrière. Étant donné que La Planète des singes est synonyme de fins surprises depuis sa conception même, le roman se termine avec deux de ces explorateurs parvenant à échapper à cette dystopie ironique... pour ensu...
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