Découvrir que je souffre de dyslexie, et très probablement de dyscalculie, plus tard dans ma vie m'a soulevé de nombreuses questions, notamment celle de savoir si un diagnostic d'enfance aurait changé la trajectoire de ma vie, tant sur le plan personnel que professionnel.
Au fil des années, je soupçonnais que je pourrais être dyslexique. Je pensais aussi que je me cherchais des excuses face à certains défis. Ce n’est que l’année dernière que j’ai décidé de demander une évaluation pour confirmer d’une manière ou d’une autre. J'ai été soulagée de lire, dans le premier paragraphe de mon rapport de diagnostic, que mes difficultés d'alphabétisation correspondent à la dyslexie, une difficulté d'apprentissage spécifique.
Ayant grandi à la fin des années 1970, comme la plupart d’entre nous, je ne connaissais rien aux classifications éducatives. Je n'avais jamais entendu parler de dyslexie, de dyscalculie ou de neurodiversité. J'ai eu du mal tout au long de mes années d'école. J'étais un rêveur et un apprenant lent, même si je les masquais par ma personnalité vive et pétillante. J'étais le clown de la classe et je passais beaucoup de temps devant la porte de la classe, banni pour avoir distrait mes amis et trop parlé. À l’époque, j’attribuais ma mauvaise orthographe, mes difficultés à retenir les mots et mes trébuchements en lecture au fait qu’en réalité...
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