Le 17 avril, le président du Kosovo, Vjosa Osmani, a déclaré une journée de deuil national pour commémorer toutes les femmes et filles tuées par fémicide.
Cette semaine-là, deux femmes kosovares, Gjyljeta Ukella et Erona Cokli, ont été tuées par leurs maris, portant le nombre de cas de féminicide à 55 depuis 2010, dans un pays de seulement 1,8 million d'habitants.
Ce n’est pas le problème d’un seul pays. Le nombre de femmes et de filles assassinées dans les Balkans occidentaux est tragiquement en augmentation.
Le féminicide, défini comme le meurtre sexiste de femmes et de filles, est la forme la plus extrême de violence contre les femmes. Dans les Balkans occidentaux, la violence sexiste – en particulier le fémicide – reste une menace grave et de grande envergure.
En 2020 et 2021, plus de 100 femmes ont été tuées dans les Balkans occidentaux, dont environ la moitié étaient originaires de Serbie. Les femmes âgées de 46 à 55 ans étaient les plus susceptibles d'être victimes de fémicide, avec 20 % des victimes ayant moins de 30 ans.
La moitié des victimes de féminicide ont été tuées par leur mari ou ex-mari, ainsi que dans leur propre maison ou appartement.
Bien que les féminicides aient été documentés dans le monde entier, les Balkans occidentaux sont particulièrement sensibles à ce phénomène tragique.
Alors que les normes patriarcales de genre sont profondément ancrées dans la région, les déséquilibres de pouvoir entre hommes et femmes sont particulièrement marqués au niveau national et dans le secteur public. L’écart salarial entre les sexes varie de 20 à 39 %, le statut socio-économique des femmes étant loin derrière celui des hommes.
Les Balkans occidentaux sont uniques en raison de leur héritage de guerre, d’insécurité économique et de violences sexuelles contre les femmes liées aux conflits. Ces facteurs ont contribué à un envir...
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