"Quand je joue "Ataggio", une larme coule toujours"

MSN - 03/05
Les membres de l'Old Philharmonic parlent à "K" du patrimoine musical qui se transmet de génération en génération et des merveilleuses mélodies qui inondent les cantons de la ville à chaque Pâques.

Samedi matin, Elsa Karydis enfile son uniforme, prend son saxophone et se prépare à rencontrer le reste des membres du groupe dans la rue Filarmonikis, au centre de Corfou. Du même point, le même jour chaque année, commence la litanie d'Agios Spyridon avec les centaines de musiciens des trois orchestres philharmoniques du centre répandant leurs mélodies dans les cantons de la vieille ville, composant l'atmosphère lugubre avant la Résurrection. Le musicien de 45 ans, membre du Old Philharmonic de l'île, occupe ce poste depuis 29 ans. Il décrit à K une image vêtue d'une mélodie bien connue du compositeur italien Franco Fazio, qui la distingue à chaque fois.

Au tournant qui mène à la mairie, alors que nous jouons "Hamleto", le soleil me frappe et au loin j'aperçois la Forteresse. Je ne peux m'empêcher d'être émue, je ressens à chaque fois un frisson, dit Elsa Karydis et elle évoque avec la même émotion la nuit de M. Paraskevi où la mélodie d'Attagio résonne dans la vieille ville. Quand je joue "Ataggio", une larme coule toujours. Même pendant les répétitions, ça coule à flot. Et ne soyez pas une personne religieuse, lorsque vous jouez cette mélodie lugubre, vous ressentez une tristesse, une tri...
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