La découverte d’oxydes de manganèse dans le sol du cratère Gale pose la question de la quantité d’oxygène présente dans l’atmosphère primitive de Mars. Et si celle-ci avait été plus importante qu’on ne le pensait jusqu’à présent ? Au-delà de la question de l’origine de ce dioxygène, une nouvelle étude révèle à quel point les oxydes de manganèse pourraient nous en apprendre plus sur l’habitabilité de la Planète rouge dans le passé.
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On le sait, l'oxygène n'a pas été un ingrédient clé pour l'origine de la vie sur Terre. Durant tout le début de son histoire, et cela jusqu'à l'apparition des premiers organismes photosynthétiques, notre Planète était en effet quasiment dépourvu d’oxygène libre. Point de dioxygène dans l'atmosphèreatmosphère, alors principalement composée de dioxyde de carbonedioxyde de carbone, ni dans les océans. Une situation anoxiqueanoxique qui n'aura toutefois pas empêché la vie de se développer durant plusieurs milliards d'années, jusqu'à ce que le dioxygène, ce poison produit par la photosynthèsephotosynthèse, ne s'accumule dans les océans et l'atmosphère, forçant les organismes à s'adapter, jusqu’à ce que leur métabolisme repose sur la consommation de ce gaz.
À l'image de la Terre primitive, Mars est ainsi aujourd’hui quasiment dénuée d’oxygène et tout portait à croire que ces conditions anoxiques n'avaient pas changé depuis la formation de la planète. Une découverte faite par le rover CuriosityCuriosity vient pourtant remettre en question cette idée.
Beaucoup d’oxydes de manganèse dans le cratère Gale
Le rover, qui évolue...
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