Avis de décès de Paul Auster

Boyd Tonkin - TheGuardian - 02/05
Auteur de La Trilogie New Yorkaise qui a évoqué un monde d'émerveillement et de hasard, de miracle et de catastrophe

L'écrivain américain Paul Auster, décédé à l'âge de 77 ans des complications d'un cancer du poumon, a un jour décrit son roman comme « le seul endroit au monde où deux inconnus peuvent se rencontrer dans une intimité absolue ». Ses 18 œuvres de fiction, ainsi qu’une série de poèmes, traductions, mémoires, essais et scénarios écrits sur 50 ans, évoquent souvent d’étranges états de solitude et d’isolement. Pourtant, ils lui ont valu non seulement des admirateurs mais aussi des amis lointains qui estimaient que son domaine particulier de hasard et de mystère, d'émerveillement et de hasard, ne parlait qu'à eux seuls. Souvent bizarre ou étrange, le monde du travail d’Auster visait à présenter « les choses telles qu’elles se produisent réellement, et non telles qu’elles sont censées se produire ».

Pour les lecteurs qui l’aimaient, ses écrits ne ressemblaient pas à de l’expérimentalisme d’avant-garde mais à une narration de la vérité avec une force fascinante. Il aimait citer le philosophe Pascal, qui disait qu'« il n'est pas possible d'avoir une croyance raisonnable contre les miracles ». Auster a restitué le royaume des miracles – et son revers de la catastrophe fatidique – à la littérature américaine. Pendant ce temps, le sorcier « postmoderne » qui évoquait des sois alternatifs ou multiples dans une prose ciselée menait (à juste titre) une double vie en tant que pilier sociable de la scène littéraire new-...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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