Lundi 2 mai 1994. Stephen Hendry et Jimmy White sont engagés dans un match décisif lors de la finale du Championnat du monde. Alors que les Blancs mènent 37-24 et que la table est ouverte, même Hendry, habituellement stoïque, montre des signes d'inquiétude. Blanc se penche pour s'attaquer à un noir qu'il aurait normalement planté les yeux fermés.
Cela aurait dû être son couronnement, le moment où White a conquis son Everest. Au lieu de cela, c'était le jour où la musique est morte. Un halètement résonna autour du Creuset alors que la tentative des Blancs vers le noir ne parvenait pas à menacer la poche. Tout ce qu'il pouvait faire était de s'asseoir, d'attendre et d'espérer que Hendry lui donnerait une autre chance.
L’échec de White n’aurait pas semblé aussi définitif s’il avait été contre quelqu’un d’autre que Hendry. Mais voici un homme qui saisirait n’importe quelle opportunité qui se présenterait à lui. Pour ceux d’entre nous qui attendaient désespérément la victoire des Blancs, tout espoir avait disparu. Le commentateur Dennis Taylor a souligné à juste titre que Hendry avait des nerfs d'acier. Il y avait encore du travail à faire mais secrètement nous connaissions tous le score. L'histoire s'est terminée avec Hendry faisant un break de 58 pour remporter le cadre et le match, mais il y a eu beaucoup de drames en cours de route.
La route vers la finale a été semée d’incertitudes, de troubles et de douleurs. Les deux joueurs sont arrivés au Crucible avec des doutes quant à leurs jeux. Hendry avait connu un bon début de saison mais sa forme avait baissé. Une d...
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