Aussi différents soient-ils, ces trois films qui sortent sur les écrans français en ce mercredi 1er mai 2024 ont en commun d'avoir affaire à des automatismes de scénario et de réalisation bien reconnaissables. Ces mécanismes ne sont pas les mêmes. Et la manière de jouer avec eux est particulière pour chacun. Mais à chaque fois, les déplacements et mises à distance à l'intérieur du genre ou des codes renforcent la proposition.
Signal peut-être le plus visible, la façon dont chaque film –comédie psychologique d'auteur, blockbuster d'action hollywoodien, poème brésilien semi-documentaire aux côtés des peuples natifs– travaille, bricole, manipule, interroge ce marqueur bien visible qu'est le happy end.
La question n'est pas ici de classer le meilleur ou le moins bon, mais de se rendre attentif aux multiples manières dont le cinéma, sous des formes très variées, voire antagonistes, joue et questionne la relation aux récits, aux représentations et ouvre finalement des espaces à chacune et chacun.
Ampère et contre tous. Il semble d'abord qu'il s'agisse surtout d'intensité des courants qui circulent entre tous les personnages. Entre André (Alex Lutz), brillant marchand d'art, et Aurore (Louise Chevillotte), sa jeune stagiaire aux dents longues, circulent des énergies diversement modulées, les plus faibles apparemment n'étant pas les moins dangereuses.
Mais les polarités prolifèrent: hommes d'affaires internationaux et donneurs d'ordres pas seulement financiers, générations, hommes et femmes, très riches et famille populaire, fille et père, fils et mère, copains ouvriers de la même usine… Ou encore, vrai et faux, appât du gain et sens moral, quotidien et grande histoire.
Entre la débutante sur le marché international de l'art, par ailleurs menteuse compulsive, et son patron, bientôt entre celui-ci et son ex ...
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