L’État de droit arrive enfin pour Donald Trump

Dennis Aftergut, Frederick Baron - Slate US - 01/05
Aucun président n’a jamais été accusé d’outrage criminel auparavant.

Mardi, un tribunal a jugé l'ancien président des États-Unis, Donald Trump, pour outrage criminel. En 235 ans de présidence américaine, cela ne s’est jamais produit auparavant. Malheureusement, cela va probablement se reproduire, et bientôt : de nouvelles sanctions pour outrage pourraient être nécessaires pour réellement restreindre les actions de Trump lors de son procès pénal à Manhattan. Néanmoins, avec l’ordonnance d’outrage prononcée aujourd’hui, nous sommes tous témoins de l’histoire judiciaire et présidentielle.

Le juge new-yorkais Juan Merchan a déclaré Trump coupable « au-delà de tout doute raisonnable » à neuf reprises pour avoir violé son ordonnance du 26 mars restreignant le discours extrajudiciaire de Trump. De telles ordonnances sont imposées « pour protéger la dignité du système judiciaire et imposer le respect de ses mandats ». Celui-ci a interdit à Trump de « faire… des déclarations publiques sur… des témoins » ou sur le jury, ce qu’il a fait malgré les avertissements.

Comme première étape vers l'application de la loi, le juge Merchan a imposé des amendes de 1 000 $ par violation. La loi judiciaire de New York ne donne aux juges que deux options dans cette situation : une amende pouvant aller jusqu'à 1 000 dollars ou une prison. Trump devra payer 9 000 dollars pour ses violations.

Pour ceux qui ont suivi le procès, cette décision n’est peut-être pas surprenante, mais elle n’en est pas moins capitale. La conduite de Trump méprise les tribunaux et l’autorité depuis si longtemps, et il a franchi à plus...
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