Pour récupérer les fonds spoliés, l’État libanais doit passer à l’action

LOrientLeJour - 14/09
L’ancienne ministre de la Justice a communiqué aux autorités libanaises, début septembre, un avis juridique sur les procédures que le Liban doit mettre en place pour recouvrer de l’étranger les...

La restitution des biens spoliés par des membres de la classe politique à l’État libanais a constitué une demande phare du mouvement de contestation dès ses premiers jours à l’automne 2019. Aujourd’hui, tandis que les enquêtes et actions légales menées depuis l’étranger visant à faire la lumière sur l’origine de la fortune des personnes politiquement exposées (PEP) libanaises se multiplient, la revendication des protestataires commence à prendre une forme plus concrète.

Mais pour que le recouvrement des avoirs détournés ait la chance de se concrétiser, il faut que l’État libanais réclame ses droits. « Le gel et la confiscation sont de premières étapes, mais les actifs acquis illicitement et accueillis dans un pays étranger ne reviennent pas automatiquement à l’État victime : il faut pour cela que le Liban lance des démarches spécifiques. Or, face à l’inaction des autorités sur le sujet et au risque que le Liban ne perde ses droits une fois les délais de prescription expirés, nous avons décidé de nous saisir du dossier », explique Karim Daher, président de l’Association libanaise pour les droits et l’information des déposants (Aldic) et avocat fiscaliste.

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