C’est le début d’une longue bataille juridique. Les laboratoires pharmaceutiques Moderna et Pfizer BioNTech s’affrontent -notamment à Londres- sur la paternité et le droit d’utiliser la technologie d’ARN messager qui a été cruciale dans la mise au point de leurs vaccins contre le Covid-19.
Un procès s’ouvre dans la capitale anglaise, ce mardi 23 avril, au cours duquel l’américain Moderna accuse la partie adverse d’enfreindre deux brevets européens liés à son vaccin contre le coronavirus. La haute cour de justice britannique va étudier "les enfreintes à et la validité des brevets EP 949 et EP 565, respectivement", d’après une déclaration d’un porte-parole de Moderna reçue par l’AFP.
Les audiences commenceront à 10H30, et devraient durer jusqu’au 15 mai. "Moderna est convaincu de l’ampleur et de la solidité de sa "technologie", "protégée par de nombreux brevets", commente encore le laboratoire américain.