Une majorité d'Equatoriens se sont prononcés dimanche pour l'extradition des ressortissants liés au crime organisé, lors d'un référendum visant à durcir la législation contre le narcotrafic et les gangs, un résultat qualifié de "triomphe" par le président Daniel Noboa.
Le "oui" à cette proposition l'a emporté avec 65% des suffrages, contre 35% pour le "non", selon un calcul préliminaire du Conseil national électoral (CNE). La mesure est particulièrement redoutée des narcotrafiquants, celle-ci visant notamment à rendre possible des extraditions vers les Etats-Unis.
Quelque 13,6 millions d'électeurs ont été appelés aux urnes pour répondre par oui ou par non à onze questions posées par le président Noboa. Les votants ont répondu "oui" à neuf questions portant sur la sécurité, selon les résultats du CNE, qui a précisé que 72% des électeurs équatoriens avaient participé au scrutin.
Le vote en lui-même s'est déroulé sans incident notable sur tout le territoire. Mais la journée a été marquée par l'assassinat du directeur du pénitencier N.4 de Manabi (sur la côte Pacifique), "victime d'un attentat", selon l'administration pénitentiaire. L'homme a été exécuté par balles par des inconnus alors qu'il était attablé à un restaurant.
L'Equateur, gangréné par le narcotrafic et la corruption, devenu la principale plateforme de l'exportation de cocaïne prod...
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