Jeudi a prouvé la véritable difficulté de choisir des jurés pour évaluer Donald Trump

Jeremy Stahl - Slate US - 18/04
Voici à quoi ressemble le processus dans la salle d’audience.

Lisez notre couverture continue du premier procès pénal de Donald Trump ici.

Aujourd'hui, l'affaire People of New York v. Trump reprend avec la troisième journée de sélection du jury dans le Lower Manhattan. Les deux premiers jours ont donné sept jurés sur les 96 du groupe potentiel initial, tandis qu'aujourd'hui a commencé avec un plan visant à tenter de placer les cinq jurés supplémentaires et un certain nombre de suppléants. Jusqu’à présent, le processus a également apporté des éclaircissements sur deux des plus grandes questions qui tournaient autour du voir-dire : comment est-il même possible de sélectionner un jury impartial dans une affaire impliquant la figure la plus polarisante de l’histoire américaine moderne ? Et aussi : qui voudrait même être juré dans cette affaire ?

Dans la salle de débordement où presque tous les médias ont suivi le processus de sélection des jurés, il n’est pas possible de voir les visages des jurés. Mais il n’a pas été si difficile de se faire une idée des jurés potentiels à partir de leurs réponses au questionnaire du jury et des questions voir-dire des avocats. Sur les 96 membres initiaux du premier jury, 62 se sont retirés avant même de répondre à une seule question du questionnaire lui-même.

Les jurés restants partageaient pour la plupart le même régime médiatique manhattanien, la quasi-totalité d’entre eux lisant le New York Times et beaucoup écoutant NPR. Lors de l’interrogatoire de lundi, des rires ont éclaté parmi la presse lorsque les premiers jurés consécutifs ont désigné NPR comme la station de radio qu’ils écoutent le plus. Alors pour taper sur certains de ces jurés, mardi, quand l'un d'eux a dit qu'il écoutait des « podcasts sportifs », un journaliste à côté de moi a prédit qu'il nommerait Pardon My Take ! une fraction de seconde avant que le juré ne l'annonce lui-même.

Plus que leurs régimes médiatiques, les avocats des deux côtés – mais surtout ceux de la défense – s’intéressent aux opinions personnelles et politiques des jurés sur Trump lui-même. La question n°34 va droit au but en demandant aux jurés :

Avez-vous des opinions bien arrêtées ou des convictions fermement ancrées à l'égard de l'ancien président Donald Trump, ou sur le fait qu'il est actuellement candidat à la présidence, qui pourraient interférer avec votre capacité à être un juré juste et impartial ?

D’une certaine manière, c’est une question étrange. Je veux dire, qui ne le fait pas, n'est-ce pas ? Pourtant, c’est là l’essentiel de ce que la sélection des jurés doit accomplir : trouver des jurés qui peuvent mettre de côté leurs opinions sur Trump d’une manière ou d’une autre et s...
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