RÉCIT. Que s’est-il passé en 1944 à Vassieux-en-Vercors, village martyr visité par Emmanuel Macron ?

Ouest France - 16/04
Emmanuel Macron se rend ce mardi 16 avril 2024 à Vassieux-en-Vercors (Drôme), pour un hommage qui s’inscrit dans le cycle mémoriel organisé pour le 80e anniversaire de la Libération. Symbole de la Résistance, ce village a concentré les espoirs de nombreux maquisards, qui espéraient y couper la retraite allemande. Mais en 1944, le plan ne se passe pas comme prévu, livrant les habitants du Vercors à de terribles massacres par la Wehrmacht.

Il fut, avec Oradour-sur-Glane, le théâtre de l’un des plus grands massacres perpétrés par l’armée allemande en France lors de la Libération. Vassieux-en-Vercors, dans la Drôme, reçoit la visite d’Emmanuel Macron ce mardi 16 avril 2024. Le chef de l’État continue son cycle de commémoration du 80e anniversaire de la Libération, dans cette commune, une des cinq en France élevée à la dignité de Compagnon de la Libération (avec Paris, Nantes, l’île de Sein et Grenoble).

Après s’être rendu au début du mois sur le plateau des Glières, un autre maquis décimé en Haute-Savoie, et à la maison d’Izieu, dans l’Ain, où des enfants juifs furent raflés par la Gestapo, le président de la République se déplace dans le Vercors, haut lieu de la Résistance. À l’occasion de cette visite, Ouest-France se replonge dans les sanglants événements de ce petit village logé entre les montagnes du Vercors.

Le massif du Vercors, forteresse naturelle située en zone libre, sert de refuge dès 1940 à de nombreux Français et étrangers exilés. À partir de 1941, l’architecte Pierre Dalloz et l’écrivain Jean Prévost imaginent un plan stratégique pour transformer le Vercors en « cheval de Troie pour commandos aéroportés », relate le site de l’Ordre de la libération. L’idée est d’utiliser le massif pour accueillir des forces alliées parachutées qui, au moment de la libération du territoire, couperaient la retraite allemande.

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