Lorsque le procureur du district de Manhattan, Alvin Bragg, a porté plainte contre Donald Trump en 2023, j’étais très sceptique quant à sa décision. Il semblait à l’époque que d’autres actes d’accusation allaient bientôt suivre, et qu’ils reposeraient sur un fondement juridique bien plus solide que celui-ci. Cependant, au cours de l’année écoulée, j’ai réalisé que mes doutes initiaux concernant l’inculpation de Bragg étaient déplacés. Il semble désormais clair que le procès de Trump à New York, qui doit s’ouvrir cette semaine, sera le seul procès pénal de l’ancien président avant les élections de novembre. Les trois autres actes d’accusation sévères contre lui dans d’autres juridictions ont malheureusement été retardés par un juge corrompu, une Cour suprême qui traîne les pieds et la conduite douteuse d’un procureur dans une affaire déjà complexe. Ceci, combiné à l’excellent briefing préalable au procès de Bragg, a considérablement renforcé les arguments en faveur de cette poursuite. Il est important pour la démocratie américaine que Trump soit obligé de défendre au moins une partie de sa conduite criminelle présumée devant un jury composé de ses pairs avant le jour du scrutin. Et il n’y a aucune raison pour que ce ne soit pas le cas dans lequel il est obligé de le faire. Je suis maintenant pleinement à bord.
Commencez par les faits : peu avant les élections de 2020, Trump voulait tuer une histoire sur sa prétendue liaison avec Stormy Daniels, une actrice de films pour adultes. Il aurait donc ordonné à son fixateur de longue date, Michael Cohen, de payer Daniels, par l'intermédiaire d'une société écran, pour son silence. Par la suite, Trump a versé 420 000 $ à Cohen en plusieurs versements. Mais il aurait dissimulé les paiements en les inscrivant comme frais juridiques pour un acompte qui n'existait...
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