Depuis son arrivée à Bruxelles, Mme Von der Leyen a connu peu de jours tranquilles. Trois mois seulement après être devenue la première femme présidente de la Commission européenne, son exécutif a été confronté à une pandémie mondiale qui a tué des millions de personnes, paralysé l'économie et contraint les gouvernements des pays riches à faire des pieds et des mains pour se procurer des fournitures médicales de base.
Cette formidable épreuve a transformé la présidente en gestionnaire de crise, une fonction qu'elle a d'abord eu du mal à assumer, mais dont elle a ensuite semblé se réjouir. Elle a ensuite été chargée de guider l'Union à travers l'invasion de l'Ukraine par la Russie, une pénible pénurie d'énergie, une augmentation constante de l'immigration clandestine, une Chine combative, des menaces en ligne omniprésentes et la dévastation croissante causée par le changement climatique.
Aujourd'hui, après presque cinq ans d'urgence, Mme von der Leyen souhaite avoir une seconde chance au sommet : elle se présente comme candidate principale, ou Spitzenkandidat, pour sa famille politique, le Parti populaire européen (PPE) de centre-droit, afin de présider la Commission pour un nouveau mandat. Le PPE devant sortir vainqueur des élections de juin, les chances sont en faveur de Mme von der Leyen.
Alors que la campagne s'intensifie, l'examen de son héritage et de ses politiques ambitieuses s'intensifie également. A-t-elle tenu ses promesses ou les a-t-elle rompues ? Peut-on lui faire confiance ? Ces questions sont légitimes pou...
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