Référendum sur l’immigration : les larmes de crocodile de LR

Nathalie Schuck - LePoint - 12/04
Nul à droite ne s’attendait à ce que le RIP soit validé. Mais en tapant à bras raccourcis sur les Sages, LR ne se tire-t-il pas une balle dans le pied ?

Il est légitime et sain que les représentants du pouvoir populaire, les élus et les attributaires du pouvoir judiciaire, les « cours suprêmes » comme il est convenu de les désigner à droite, entretiennent un dialogue sur la place dévolue à chacun dans la fabrique du droit. En d'autres temps, d'éminentes personnalités ont publiquement mis en cause des décisions du Conseil constitutionnel.

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Ainsi François Mitterrand n'y allait-il pas avec le dos de la cuillère lorsqu'il qualifiait, en 1964 dans Le Coup d'État permanent, les Sages de « garçons de courses » du général de Gaulle. En 1986, le garde des Sceaux Albin Chalandon protestait contre ce qu'il qualifiait de « pouvoir discrétionnaire », « une anomalie » selon lui. En 1993, le Premier ministre Édouard Balladur, du haut de la tribune du Congrès de Versailles, accusait le Conseil de donner dans l'interprétation « philosoph...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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