Il souhaite « poser sur la table tous les objets, sans tabou, sans dissimulation ». Stanislas Guerini a lancé mardi 9 avril la concertation autour de son projet de réforme de la fonction publique. Avec « efficacité » et « performance » pour maîtres mots, le statut de fonctionnaire ne signifiant pas « statu quo », a rappelé ce mercredi 10 avril le ministre de la Fonction publique au micro de France Inter . « Les agents de la fonction publique aussi veulent pouvoir travailler différemment, avoir plus de mobilité… »
Plusieurs mesures ont été évoquées lors de cette première réunion, avec syndicats, employeurs hospitaliers et collectivités. On fait le point.
« Je veux qu’on lève le tabou du licenciement dans la fonction publique », a déclaré Stanislas Guerini dans Le Parisien . Cette phrase fait beaucoup réagir ces dernières heures et cristallise les critiques. Faut-il y voir la fin de la garantie de l’emploi ? Sur France Inter , le ministre a estimé qu’« on confond tout sur ces sujets-là ». « Le statut de la fonction publique, […] je ne souhaite pas le remettre en cause », a-t-il insisté.
L’exécutif entend néanmoins élargir la palette de sanctions dans le public. « Le statut n’a jamais expliqué, pas même en 1946 quand il a été instauré, qu’on ne pouvait pas licencier quelqu’un qui ne fait pas bien son travail. Cet outil-là est très mal défini et surtout extrêmement peu appliqué : il y a dans l’État 2,5 millions d’agents publics. L’année dernière, il y a eu 13 licenciements pour insu...
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