L'assassinat d'un responsable du parti alimente les tensions sectaires et politiques au Liban

Maya Gebeily - Reuters - 09/04
L'assassinat d'un homme politique local a aggravé les failles sectaires et politiques au Liban, faisant craindre des affrontements armés entre factions rivales dans un pays déjà en proie à une profonde crise économique et des bombardements transfrontaliers liés à la guerre de Gaza.
BEYROUTH, 9 avril (Reuters) - L'assassinat d'un homme politique local a aggravé les failles sectaires et politiques au Liban, faisant craindre des affrontements armés entre factions rivales dans un pays déjà en proie à une profonde crise économique, et des bombardements transfrontaliers liés au Guerre de Gaza.
Les responsables gouvernementaux et religieux se sont empressés d'apaiser les tensions après que l'assassinat de Pascal Sleiman ait fait craindre de nouvelles bagarres de rue entre partis rivaux et déclenché des passages à tabac de Syriens. Sleiman dirigeait le Parti des Forces Libanaises anti-Hezbollah dans une zone côtière à majorité chrétienne.
L'armée libanaise a déclaré lundi qu'un groupe de Syriens avait tenté de voler la voiture de Sleiman la veille au soir, mais l'avait finalement tué et avait emmené son corps en Syrie voisine. Les forces de sécurité ont arrêté la plupart des responsables.
Mais dans une déclaration écrite à Reuters mardi, les Forces libanaises ont rejeté cette version, affirmant que Sleiman avait été attaqué en raison des opinions politiques de son parti.
"Le récit officiel selon lequel il s'agit d'un détournement de voiture reste incohérent et nous considérons l'assassinat de Pascal Suleiman comme un assassinat politique en raison de son rôle politique. Sauf preuve du contraire, nous avons tendance à considérer qu'il s'agit d'une attaque directe contre les FL." dit le parti.
Les Forces libanaises n’ont pas directement pointé du doigt leur principal rival – le Hezbollah, groupe chiite lourdement armé et ...
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